Please ensure Javascript is enabled for purposes of website accessibility FEI Driving World Cup : Exell toujours en haut de tableau | Equita Lyon

FEI Driving World Cup : Exell toujours en haut de tableau

14 novembre 2023

La roquette Boyd Exell a atteint sa cible en plein coeur ce dimanche, sur la carrière internationale du Longines Equita Lyon, concours hippique international, à l’occasion de l’étape lyonnaise de la Coupe du Monde d’Attelage présenté par la laiterie de Montaigu. Une performance que le meneur, numéro Un mondial, réalise pour la quatrième fois. Car c’en est presque devenu une habitude: à chaque fois que les 16 sabots des chevaux de l’Australien foulent la piste d’Eurexpo Lyon, c’est la victoire assurée.
Mais autant dire que les 7 meneurs engagés, ne comptaient pas jouer les figurants et ont tout donné pour déboulonner Boyd Exell qui s’adjugeait déjà l’épreuve préparatoire de samedi.
Trajectoires serrées, galopades endiablées… Dès la première manche, les meneurs représentant 5 nationalités ont pris tous les risques pour faire partie des trois meilleurs attelages partant pour le « drive off », sorte de barrage. Cinq des partants ont réussi à boucler le parcours sans faute. Mais les performances au chronomètre n’ont permis l’accès à la seconde manche qu’au Belge Dries Degrieck, au Néerlandais Ijsbrand Chardon et à l’Australien Boyd Exell.
Public surchauffé, ambiance électrique: la tension est montée d’un cran au moment de l’entrée du meneur belge et de son superbe attelage de KWPN pour la seconde manche qui se jouait sur le même parcours. Celui qui avait réalisé un temps de 168,10 secondes en première manche améliore son chrono. Plus rapide, mais moins précis, puisque le Belge voit finalement son temps alourdi de 8 secondes. Score final : 175,59.
« J’étais déjà content d’être dans le top 3 aujourd’hui. J’ai pu aller très vite en première manche. Hier j’ai pris des tournants un peu trop larges alors aujourd’hui je voulais travailler des courbes serrées. Et ça a fonctionné pour se qualifier. Mais dans la seconde manche les trajectoires étaient un peu moins nettes. Ce sont des petits ajustements à faire, mais je suis content de ma prestation aujourd’hui ». Détaille le meneur Belge, troisième de cette épreuve Coupe du Monde.  
« Toujours une sensation incroyable de gagner ici »

Dries Degrieck passé, place est alors faite au duel Ijsbrand Chardon / Boyd Exell. Et le meneur néerlandais a tout tenté pour donner du fil à retordre à son concurrent australien en améliorant son chronomètre de plus de 4 secondes par rapport à la première manche soit un temps déjà superbe de 168,62 secondes. « Ce sont de petits chevaux extrêmement rapides au sol et qui peuvent faire la différence sur du indoor. Il n’y avait pas le choix, il fallait tout tenter », explique le meneur des Pays-Bas.
Mais malgré tous ses efforts, Ijsbrand Chardon n’a pas résisté à la tempête Boyd Exell qui a soufflé le public lyonnais avec une démonstration de pilotage éblouissante. Et même si, poussé dans ces retranchements, le champion du monde a commis une petite faute le pénalisant de 4 secondes, son temps canonnissime de 158,66 secondes avant pénalité lui a permis de surclasser la concurrence. « C’est toujours une sensation incroyable de gagner ici. On sent un véritable engouement du public lyonnais. Les gens suivent de plus en plus l’attelage. Ils s’y intéressent vraiment ici à Lyon, ils se souviennent de ce qu’on a fait l’année d’avant et ils nous portent totalement. L’ambiance est unique et l’organisation est incroyable ici », confie Boyd Exell juste après sa victoire.  
Côté français, la meilleure performance a été réalisée par l’attelage mené par Benjamin Aillaud qui se classe 6e de cette étape lyonnaise:  « Les chevaux sont en train de maturer et on commence à pouvoir rentrer dans le jeu, mais je veux surtout m’appliquer à la façon de le faire pour aller dans le sens des chevaux plutôt qu’aller chercher les secondes. Je suis plus attaché à la manière dont les chevaux font, si après ils réussissent à le faire vite , tant mieux mais ce n’est pas la priorité », détaille le meneur français qui explique avoir commencé le débourrage de ses lusitaniens à l’attelage il y a moins de deux ans. 

Retour en haut